Futu.re ~ Dmitry Glukhovsky

futu.re

Futu.re

de Dmitry Glukhovsky

Dystopie/Science fiction

L’Atalante – papier (736 pages)

Ma note : 19/20

Résumé de l’éditeur :

Dans un avenir pas si lointain… l’humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir ainsi d’une forme d’immortalité. L’Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s’entasse l’ensemble de la population, fait figure d’utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée. La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite avoir un enfant doit déclarer la grossesse à l’État et désigner le parent qui devra accepter l’injection d’un accélérateur métabolique qui provoquera son décès à plus ou moins brève échéance.

Une mort pour une vie, c’est le prix de l’État providence européen.

Matricule 717 est un membre de la Phalange qui débusque les contrevenants. Il vit dans un cube miteux de deux mètres d’arête et se contente du boulot de bras droit d’un commandant de groupe d’intervention. Un jour, pourtant, le destin semble lui sourire quand un sénateur lui propose un travail en sous-main : éliminer un activiste du parti de la Vie, farouche opposant à la loi du Choix et au parti de l’Immortalité, qui menace de briser un statu quo séculaire.

Mon avis :

Salut! Nouveau genre : la dystopie !

Alors ce livre… Oh mon Dieu!!! Une véritable claque, qui en plus de ça, te fait réfléchir et te retourne le cerveau! Parce que, oui, je l’ai adoré.

Pour commencer, je peux vous dire que je n’aurais jamais chercher à lire un bouquin de ce genre là si je n’avais pas été obligée de le faire. En effet, c’était ma dernière « lecture cursive » de français et nous à ce moment là, nous devions chacun choisir un livre sur le thème utopie/contre-utopie. Pendant la présentation des différents écrits, je n’avais été emballée par aucune histoire… Et là, couverture intrigante avec une atmosphère oppressante et un titre étrange. Je le prends en main et puis… je me dis « Wouah, trois semaines pour lire ça… Ça va être chaud! » (parce que oui, il est assez imposant à vu d’œil!). Le jour suivant (un mercredi, il me semble), je me lance dans la lecture et au final, devinez quoi?… j’ai tellement été absorbée par l’histoire que j’ai mis moins d’une semaine à le lire!

Bon, pour en revenir à l’histoire, âmes sensibles, s’abstenir! Ben oui, parce que c’est vrai que l’écriture est assez violente et « trash ». Par contre, la réflexion que m’a procuré le roman est impressionnante. En effet, l’histoire critique par le même coups notre société (même si l’histoire se déroule en 2455). Petit extrait de la critique de Télérama :

On trouvera, bien sûr, derrière la description de cette ­société du futur, les excès de la nôtre : obsession de la survie, peur de la vieillesse, science utilisée sans ­discernement et dont les progrès s’accompagnent d’une possible montée du totalitarisme… Tout le monde ici en prend pour son grade : l’Europe et les États-Unis aussi bien que la Russie, à ­laquelle Glukhovsky réservait jusqu’à maintenant ses coups de griffe.                                                                                                                                                                                                                                                            – Télérama, 2015

Je dois aussi vous dire que j’ai tout de même eu beaucoup de mal au début avec la double histoire : ben oui parce que c’est pas seulement l’histoire ‘actuelle’ de Matricule 717, non, c’est aussi son histoire lorsqu’il était enfant, et les passages actuels/flashbacks n’ont pas été faciles à différencier pour moi.

Ce qui tout de même fou, c’est que, en tant que lecteur, on se rend vite compte que le monde décrit dans Futu.re est une dystopie alors que les gens vivants dans ce monde, vacciné contre la mort, pense qu’ils vivent dans une utopie! La quête que mène matricule 717 peut être résumé au fait que le personnage change de point de vu : lui qui était aussi persuadé  de vivre dans une utopie se rend compte qu’au final, c’est tout le contraire.

Pour finir, même si vous n’êtes pas trop « dystopie », je vous conseil ce livre, qui, je me répète, fait beaucoup réfléchir 😉

Citations :

« Je le lui ai dit et je te le répète : nous avons besoin de la mort ! Nous ne devons pas vivre éternellement ! Nous sommes trop bêtes pour l’éternité. Trop égoïstes. Trop présomptueux. Nous ne sommes pas prêts à vivre sans fin. Nous avons besoin de la mort, Jacob. Nous ne savons pas vivre sans. »

« Barcelonz. La tumeur inopérable de l’Europe. (…) Barcelone donne l’impression de ne pas faire partie de notre merveilleuse Utopie. Elle tient davantage d’une république bananière africaine autoproclamée, d’un territoire souverain pouilleux et arriéré du tiers-monde avec tous ses fléaux et ses maladies infantiles. »

« Nos cœurs sont en résine, les leurs en tissu. »

« Je vais rester plantée dans mon penthouse luxueux, sous un dôme de verre, jeune et belle pour toujours, comme une putain de mouche dans de l’ambre… »

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